@Contact
est-ce que je l'aime tout partout

Est-ce que je l’aime tout partout. Je l’aime tout partout où il y a des gens. Tous ces gens je l’aimerai partout dedans, avec les mots des gens qui l’entourent. Je ferai son entourement de gens et je l’aimerai fortement dedans. Je ne lui prendrai plus les mots des gens ni les siens. J’ai pu prendre ses mots et ceux qu’elle me ramenait par la bouche. Je lui ai pris sa bouche et je pensais que c’était par amour. Je l’aimais d’amour et voulais lui montrer comment j’encadrais les mots de sa bouche et des gens. Tous les gens qui l’entouraient je les prenais pour les encadrer et lui montrer. Et elle semblait aimer cela. Elle aimait me dire tous les mots. Alors je les avalais pour ensuite les recracher. Comme un animal fait pour mieux digérer. Moi je digérais ses mots ruminés par les gens, puis je recrachais le tout par amour. Je recrachais pour tout l’entourement. Pour qu’elle puisse aussi prendre ces mots. Je lui offrais tout le recraché des mots. La vomissure de gens. Et elle disait qu’elle aimait bien ça. Elle disait j’aime bien ça, mais en réalité c’est elle qui aurait voulu reprendre les mots vomis de son entourement. C’est elle qui a voulu être la repreneuse de mots ruminés sans moi. Qu’elle installe sa boutique de lignes. Qu’elle fasse le tour des gens ligne après ligne. Vomi après vomi. C’est ça qu’elle voulait et non plus manger du ruminé de la veille. Du recraché d’elle en moi. Ça elle voulait pas. Elle pouvait plus. Elle lit maintenant ailleurs. Elle parle ailleurs. Elle regarde ailleurs. Elle reprise la vie d’ici elle-même. La vie d’un homme elle l’a veut pour ici. Elle veut voir s’il a une belle langue. S’il a de belles dents. S’il recrache bien. S’il a de belles mains. De belles déjections. Elle lui prendra ses mots et elle dansera avec, elle dansera autour d’un monde de mots et me recrachera mon baratin.

 

Elle me dit il y a une chose que j’ai dite et je ne reviendrai pas dessus. Il y a cette chose qui est concrète et que je garde, je veux garder ce que j’ai dit puis elle dit qu’elle ne dit plus pareil, car les choses changent. Il faut que nous on aille de l’avant, dans ce que je dis aller de l’avant, dit-elle, mais ce n’est pas le même aller de l’avant que cet aller de l’avant de l’autre jour, car l’autre jour il impliquait qu’on n’allait pas vraiment de l’avant, puisqu’on était un peu à terre, mais que maintenant on va vraiment de l’avant. Il faut donc dire un peu différemment. Elle dit d’ailleurs qu’elle change, que nous changeons, que tout à changé et qu’il faut vraiment que ça change. Alors nous allons changer en allant de l’avant tous les deux et en acceptant les coups du destin (ou je ne sais plus quoi). Elle a sûrement dit qu’il fallait accepter les coups du destin (ou je ne sais plus quoi). (Je ne me souviens plus, mais c’était je ne sais plus quoi), (en tout cas ça n’était pas les coups du destin) (Je crois qu’elle a parlé d’avoir son libre-arbitre, qu’il fallait accepter les joies (ou les malheurs (quelque chose comme ça) du libre-arbritre). (Quand le coup du destin arrive, il y a aussi les petits coups du libre-arbitre), (et il faut l’accepter). (C’est un peu ça de gagné dit-elle, ou quelque chose dans le genre.) (Et que moi aussi je peux asséner des petites tapes de libre-arbitre dans les grands coups du destin (ça ne fait jamais de mal de toute façon.) (Elle n’a guère expliqué plus avant mon libre-arbitre, mais j’ai alors compris qu’elle avait bien compris ce que c’était que le sien.) (Elle maîtrisait bien son libre-arbitre (et alors ça c’est le principal), (du moment qu’on ne mette pas des grands coups pompes de libre-arbritre dans le cul) (du moment qu’on se mette pas non plus dans les pommes avec les coups du destin).

 

lectures, concerts, conférences, performances de 2025 à 2023

30 avril 2025 : Lecture et présentation du livre C’est la

ponctu, des éditions Fragments du bord du monde à

l’université de Nîmes ;

26 avril : Lecture performance avec Camille Escudero :-D (le début des emmerdes) au

Musée d’art contemporain de Céret ;

16 avril : Performance autour de la revue TXT à la

galerie El Taller treize à Ille-sur-Tèt, ainsi qu’une pré-

sentation de boîtes d’artistes (capses en Catalan)

réalisés avec le peintre Gilles Olry ;

15 avril : Lecture et présentation du hors-série TXT

à la cave poésie de Toulouse ;

21 mars : Concert à la Java, Paris ;

11 mars : Poésie performance au TNBA de Bordeaux

Et discussion en compagnie du chercheur Heita

Julienne-Ista ;

17 et 18 février : Conférence à l’université de Bordeaux et atelier d’écriture au théâtre du Levain à

Bègles ;

15 février : Lecture en compagnie de Camille Escudero à la librairie Oxymore à Port-Vendres ;

 

8-9 novembre 2024 : Exposition et performance autour des éditions Al Dante au CIPM de Marseille ;

10 sept : Performance rue de Turenne à Paris pour la revue Espace dirigée par Gérard Azoulay ;

7 sept : Concert sur la place du Chatelet à Paris avec le guitariste Jean-François Pauvros ;

2-3 août : Lecture(s) à la Ciotat ;

22 juin : Lecture à Bienne (Suisse) pour la radio Lumpen Station ;

20 juin : Concert avec JF Pauvros à Villeurbanne ;

18 mai : Workshop puis performance autour du peintre Gérard Duchêne au LAAC à Dunkerque ;

26 avril : Workshop (sur plusieurs rendez-vous durant trois mois) à l’école d’architecture de Rennes ;

20 au 25 avril : Tournage du court-métrage Sauver les meubles à Bordeaux ;

6 au 9 février : Atelier d’écriture au collège Charles Péguy à Paris(11ème) ;

31 janvier : Performance et discussions à l’école des beaux-arts de Bordeaux ;

16 au 19 janvier : Workshop avec Christophe Manon à l’IMEC de Caen ;

 

5 décembre 2023 : Soirée autour de Tarkos à la médiathèque de Martigues avec Laurent Cauwet et Christelle Loquet ;

2 décembre 2023 : Evénement au Centquatre à Paris pour les 40 ans de POL, mini-concert avec JF Pauvros ;

5-6 oct : Journée POL – Performance à Tours, présence de Marie de Quatrebarbes ;

8-9 juillet : Performance au festival Entendre dire à la Bastide-Clairence ;

6-7 juillet : Festival Ex-vitro Nantes, performance avec C. Escudero ;

30 juin au 2 juillet : Festival poésie à Brocéliande ;

2-3 juilet : Lecture à Forcalquier & Apt ;

27 juin : Lecture pour les 40 ans de POL au théâtre de la parcheminerie à Rennes ;

25 mai : Concert avec David Chiesa à Vandœuvre-les-Nancy, invitation POEMA ;

29 avril : Concert « Bibi & Bubu » event by Amavada, Caen ;

1-2- avril : Lecture-performance à Nak1oeil, Bordeaux, avec L.Limongi et B.Crack ;

19 mars : Lecture à la maison-phare, Beuzec-cap-Sizun ;

9-13 mars : séjour et lectures à l’institut français du Bénin :

RACONTERIES chez ABRUPT, parution le 15 mai 2025.

Dans la voix, la langue résiste à la littérature. Par cette manière de retourner la table du sens, la voix déploie tout ce qu’elle ne peut pas et l’offre négativement à qui sait l’entendre. Avec l’incertitude de l’onde sonore qui se fracasse. Des interstices qui se veulent continents. Tendre l’oreille et observer le signe brut, creux. Lui cracher à la figure. Cracher à la figure d’un signe, c’est comme cracher à la figure d’un fantôme. C’est un geste qui nous traverse plus qu’il ne traverse le monde. Jusqu’à faire perdre toute figure, toute fixité aux choses. Toute fixité à l’intérieur des choses. Par cette langue qui va au réel, et revient jusqu’au-dedans de nous pour libérer de l’espace. De l’espace pour une dialectique du dedans et du dehors. De soi et des mots. De soi et des morts. Et laisser entendre quelques raconteries qui montent comme des vagues et s’élancent — vers nos oreilles ? — en pétillant.

https://abrupt.cc/charles-pennequin/raconteries/

antilivre

L'auteur avait quitté la place, livre de Camille Escudero

L'auteur avait quitté la place

(cliquer sur le lien pour accéder à la page sur le site des éditions)

Texte de : Charles Péguy

Encre de : Camille Escudero

Collection : Vu par n°5

Dimensions : hauteur : 20 cm    largeur : 21,5 cm

76 pages, reliure artisanale pliée/collée

Parution avril 2025

​Editions Aux cailloux des chemins

Prix public 25 €

(Frais de port 3€)

ISBN : 978-2-493404-17-6

 

Aux Cailloux de Chemins

 

Adresse postale

 

24, avenue Charles de Gaulle

 

33520  BRUGES

 

Tél : 06 74 84 83 65

 

Mail : contact@aux-cailloux-des-chemins.fr

clio escudero

 

Trognes de mots, Capses réalisées par Gilles Olry & Charles Pennequin

Le 16 avril 2025, à la galerie El Taller treize, à Ille-sur-Têt, durant le festival l'Illa dels poetes d'André Robèr, il y aura la présentation d'une boîte ("capsa" en Catalan) intitulée Trognes de mots, faite par Gilles Olry & Charles Pennequin et regroupant des dessins & peintures originaux, essentiellement de Gilles mais aussi quelques "binettes", dessins de profils, ainsi que des textes sur des papiers "fumier d'âne", "écorce de mûrier", papier de riz ou Aquari plantable ou d’herbes de l’étang (également trois tapuscrits originaux sur papier triplicopiant). Est inclus aussi un fanzine réalisés par les deux artistes (en tout il y a environ une vingtaine d'oeuvres réalisées dans chacune des capses - 16 en tout - numérotées et signées). Lire ici le descriptif des capses, une collection initiée par Esteve Sabench et André Robèr. sur le site Paraules.

 

Gilles Olry :

Smack M/M on canvas 130x130cm (image sur le site de l'artiste, https://www.gillesolry.com/)

smack