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LE CIEL

J’essaie d’avoir une relation avec LE CIEL. Je sais il ne faut pas essayer. Il n’y a rien à essayer avec LE CIEL. Je ne veux pas m’essayer dans LE CIEL, ni en dehors de LE CIEL. Je ne sais pas ce que c’est que LE CIEL, c’est pour ça que j’ai parlé d’un essai. Il y aurait un bout d’essai avec LE CIEL. On ferait un petit bout d’essai et ensuite on verrait bien s’il faut continuer. Qu’est-ce qui peut se continuer en LE CIEL. Je n’ai pas la possibilité de le savoir sans tenter quelque chose. C’est pour ça que j’ai parlé d’un essai, mais je sais qu’il faut pas parler d’essayer, il faut y aller et c’est tout, c’est ça la grande leçon avec LE CIEL, c’est que LE CIEL a tout pris du dehors et pourtant il portait des choses en dedans, dedans était le savoir de LE CIEL, mais LE CIEL ne voulait rien savoir du savoir de dedans, il voulait montrer qu’il savait rien LE CIEL, il voulait montrer qu’il y avait que du vent dans LE CIEL, alors qu’il n’y a pas que du vent qui traverse LE CIEL, il y a tout ce qui se présente, c’est ça le problème de LE CIEL, avant LE CIEL il n’y avait rien pense LE CIEL, mais LE CIEL se trompe, comme il se trompe qu’il n’y aura plus rien après, ce n’est pas LE CIEL qui se trompe, c’est ceux qui le voient, ou plutôt ceux qui pensent avoir à faire à autre chose qu’à LE CIEL, d’ailleurs LE CIEL n’est pas une chose, LE CIEL pourrait en montrer à quelques-uns s’il le voulait, il pourrait montrer qu’il n’a besoin de rien pour être LE CIEL, d’ailleurs c’est ça qu’il fallait que je dise dès le début et que je m’exécute, sans avoir à penser qu’il faut que je m’essaie à LE CIEL, je n’ai rien d’un essayeur de LE CIEL, j’ai toute ma tête et personne n’a à me dire ce que je dois faire avec LE CIEL, si je ne fais rien c’est pareil, LE CIEL saurait quoi faire tout seul, il n’a même pas besoin de LE CIEL LE CIEL, personne a besoin de LE CIEL, et LE CIEL encore moins, LE CIEL non plus à pas besoin de lui, je veux dire de LE CIEL, personne a besoin de prouver quoi que ce soit, car quoi qu’on pourrait dire, on finirait par le dire à LE CIEL et ça serait LA BEREZINA, ou alors pas, ils croient tous que ça serait LA BEREZINA, c’est pour ça que c’est devenu LA BEREZINA, et pas que dans LE CIEL, c’est devenu LA BEREZINA partout ailleurs, car ce n’est pas du tout LA BEREZINA dans LE CIEL, mais eux pensent que c’est à cause de LE CIEL que c’est LA BEREZINA partout, car dès qu’on s’adresse à LE CIEL on s’adresse à LA BEREZINA pensent-ils, mais entre LE CIEL et LA BEREZINA rien à voir, c’est eux qui ont fait le lien, c’est dans leur tête LA BEREZINA, c’est eux qui en s’adressant à LE CIEL on désiré LA BEREZINA, mais ça n’a rien à voir et quelle que soit LA BERIZINA d’ailleurs, LE CIEL c’est juste une invention et ce n’est pas un mal d’inventer, on s’invente ainsi tout un tas de LE CIEL qui ne veulent rien dire, on s’invente des LE CIEL à toute berzingue, on se crée tout un tas de LE CIEL, déjà on veut un LE CIEL pour soi et on croit que c’est aussi pour l’autre, pour LE CIEL de l’autre, chacun devrait se fier à LE CIEL sien et basta, à son propre LE CIEL, pas à mon LE CIEL mais un LE CIEL qui serait juste le sien, chacun devrait avoir son LE CIEL propre et LES VACHES seraient…, oh et puis non ! on va pas recommencer avec LES VACHES ! LES VACHES n’ont rien à voir non plus avec LE CIEL, c’est eux qui ont inventé tout ça, c’est pas LES VACHES et pas LE CIEL, LE CIEL n’a rien inventé du tout pour le coup, et LES VACHES non plus, LE CIEL il était juste là, il passait par-là comme on dit, il n’essayait pas d’être LE CIEL, c’est ça en fait la différence entre eux et LE CIEL, c’est que LE CIEL n’essaie pas d’être LE CIEL, il est là et c’est tout, ils devraient en prendre de la graine de LE CIEL, ils devraient réfléchir à deux fois, mais réfléchir à deux fois c’est déjà une erreur, c’est en se mettant à cogiter que l’on pense de suite à LE CIEL, alors qu’il n’y a pas à s’y référer, il faut juste se référer à rien, il faut pas se référer du tout même, ou alors à un LE CIEL sien, un petit LE CIEL tout sien, un petit rien de LE CIEL tout sien, une petite brique LE CIEL, un bidule LE CIEL, une chose à LE CIEL, son LE CIEL sien tout minuscule et bien rentré, un LE CIEL bien raboulotté, mais qu’on déploie parfois, on le fait se déployer juste pour soi, c’est aussi ce que je fais avec LE CIEL, je me déploie dedans mais en secret, je déploie mon LE CIEL secret comme je déploierais des ailes, et advienne que pourra ! 

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FRANCE DECHUE

Qui déchoit ? Qui a déjà déchu ? Qui est déjà dans la déchéance ? Qui s’est déjà fait déchoir ? La déchéance a déjà opéré. Depuis longtemps, la déchéance opère dans notre pays. Notre pays opéré. On paiera pour rien, mais nous avons déjà trop payé. Déjà notre pays soldé. Déjà vendu. La France est déjà un pays déchu. Totalement déchu. Les hommes de France sont des déchus. Toutes les femmes aussi. Les filles et les fils de famille. Déchus. Tous les Français en âge d’être déchus. Il n’y a pas que les bi-nationnaux qui risquent la déchéance à court terme. Car le terme n’a déjà plus court. Terminé la blague de "ça eut payé". Plus rien qui paie en France. Finie la rigolade. Fini de rire les Français. Tous au banc de la société. La société France a déposé le bilan. L’âge de la déchéance est déjà bien avancé en France. L’âge de monsieur le président. Il est bien avancé. Il est déjà bien avancé notre déchu premier. Et le second tout autant. Et les précédents pareils. Le précédent du déchu actuel, pas mieux. Ou pire. L’un des pires mieux qu’on ait eu, ou l’inverse. Les deux premiers déchus. Les derniers présidents. Car ils ont beaucoup, beaucoup déchus. Le premier des deux déjà, le déchéanceur premier. Le petit président de la France. La France rétrécie. Plombée. Tombée bien bas. On lui a tiré dessus en plein vol et elle est descendue la France. Et avec le dernier des premiers déchus de France, ce fut la chute totale. La chute définitive. Irréversible. Le saut irréversible dans le néant historique. La France ne se relèvera pas d’une telle chute. C’est une déchute. Tous ces petits hargneux montés au pouvoir. Tous ces culs de plomb vissés sur le trône républicain. Tout ce petit public monté à tour de rôle sur son dé-séant. Cette petite monnaie de seigneurs, avec le suppositoire républicain enfoncé dedans. Tous ces rebuts de la France, toute cette clique de la déchéance totalement française. Tout ce populo énarque made in France. Toute cette mitraille, cette racaille en habit du dimanche. Un dimanche mais déchu. Un dimanche à Auchan, avec tous ces petits cadres franchisés, ces petits fonctionnaires de l‘indignité française. Tous ces pourvoyeurs de la petite France. Ces fourvoyeurs du bel esprit français. Ces faux monnayeurs avec une patente. Tous ces épatants rentiers de la déchéance. Tous ces bailleurs de fonds qui nous ont endormis à tour de rôle. Tous ces faux veilleurs pour mauvais coucheurs, tous ces faux rôles. Tous ces enrôlements de maniganceurs. Tous ces petits drôles qui nous ont mis dedans. On est dans la France. On plonge tout au fond. Triste mine. Et ça descend pendant longtemps. Ça déchéant. C’est la dèche à pic. Il faudrait rebaptiser la France. Ne m’appelez plus jamais France. Appelez-moi plutôt la Dèche. Le Déchet-France. Puis appelez-moi la Drance, tant qu’on y est. Qui coule sous nous, sans transparence. La fange, ou la Fréance. C’est franchement rance. On n’a pas beaucoup de chance. Que des déchets qui dansent. C’est une chanson que l’on fredonne. On la déchante à tue-tête. On se paye ainsi notre fiole. Tant pis pour nous. On est les déchanteurs français. Et on écrit chaque jour la déchanson. Celle qui nous chante la déchéance de la France au quotidien. Le quotidien sans pain, sans vin et sans boursin. On mettrait ça en musique. Sur l’air du manque de chance hexagonal. On déchanterait ça, comme les sept nains. Sur l’air de : Eh oh, eh oh, on rentre du boulot. Les déchéants français rentreraient dans la danse. Ou plutôt la décadanse. Eh oh, eh oh, on n’a d’jà plus de boulot. A chaque décade on y déchante. Eh oh, eh oh, on n’a guère plus de chance. On rentre en déchéance en déchantant français. On déchanterait par tous les temps de la France. Sous une pluie française nous déchanterons. Car seule la pluie en France est battante. Mais sous le soleil tout pareillement. On déchéanterait. Sous la déchéance, exactement. Pas n’importe où, pas n’importe quand. Mais dans la France. Dans tout ce pays ratiboisé. Comme des bêtes bonnes à tuer, on déchanterait. Déchus français nous étions déjà, bien avant la déchéance nouvelle. La nouvelle chance d’encore déchoir, dans ce petit pays enfoncé. Tous ce peuple engoncé dans le trou perdu français. Le temps d’où tout ça chu. Dans un mouvement de recul. Et sans rétroviseur. La France déjà bien embourbée. Pays perclus de malchance. Petit véhicule sans gouvernance. Voiturette à nul volant. Un wagonnet pas sur ses rails. Une brouette qui dévale les pentes. Un chariot. Un fardier à mariole. Une vraie civière la France. Une sorte de cahute, avec des apatrides dedans. Un déchéancier, ouvert à tous les vents. Sans guère plus de résistance. Qui n’en veut maintenant de cette France ? Qui n’en a besoin, hein ? pour construire plein d’endormissements. Qui n’en a pas plein les fouilles de toute cette déchéance ? Avec des camps d’entrainement. Et des camps exterminant. Des militaires déterminés et des pauvres gueux minés. Des militants de tous pays déchus. Faire marcher la déchéance au pas. Au pas de charge toutes les télés dans les lotissements de la France. La déchéance avance depuis combien de temps en silence ? Tous à dégoiser du haineux patriotant. Tous crapotants. Tout ça qui rampe en France. Et qui aboie. Comme des chiens, quand la caravane poisse. Le caravansérail. La caverne d’Ali baba. Les quarante petits voleurs. Les mille et une grandes nuits. Les belles fantaisies. Les raconteries. Les chansonnettes et les historiettes. Les bidonnements. Les chatouillettes. Les pieds de nez et les babouches. Les grimaces et les farandoles. Les tissus de couleur et les mystères. Les pétards et les allumettes. Le feu de joie et la guitare. Et nos dents en or. Nos mâchoires qui chantent, prêtes à mordre.

ECHEC, ou : L'art soulève (texte retrouvé et écrit après des rencontres qui durèrent six mois avec des jeunes sur Arras.)

les mots n'ont aucun intérêt

les mots ont été faits

et refaits

par les prétendants, les prétentieux

à l'écriture

c'est pour ça que les jeunes

ne croient plus

en la littérature

au pouvoir des mots

parce que pour eux

il vaut mieux brûler

brûler

plutôt que d'avoir des mots

parce que les mots

on leur a dit

toutes les écritures

tous les écrivains

avec leur écriture

ça leur a dit

toute la littérature

qui s'étale comme ça

pour ennuyer le monde

tout ceux qui prétendent en être

tous les prétendus

et les prétendants

toute la prétention littéraire

qui utilise les bons mots

le bons style, leur a dit

 

c'est pour ça que les jeunes

ne croient plus

aux mots

ils ne pensent pas que ça leur parle

alors qu'on pourrait leur dire

qu'il faut soulever

que les mots soulèvent

que les jeunes peuvent se soulever

par les mots

 

oui les mots ça soulève

l'art soulève

est soulevant

l'art et dedans les mots

l'image avec dedans des mots, oui

le geste avec dedans toute sorte

de soulèvement

ça soulève

 

ce sont des êtres

en mal de vivre

ce sont des êtres

qui vivent

mais mal

ce ne sont pas

des bien vivants

ce sont

des mal vivants

 

comme moi

 

moi aussi

je vis mal

je suis mal à vivre

à être

dans la vie

la vie

des bien vivants

et c'est ça qui m'a fait du bien

le bien d'être mal

le bien mis à mal

le bien qui se trouve

au tréfonds du mal

le mal à être

 

j'ai été deux jours après

un mardi passé avec ces fous du vivant

et du mal de vivre

deux jours après eux

dans une école d'art

et je me suis ennuyé pour être poli

 

oui je me suis fait chier

comme un rat mort

 

art des rats morts

art des gens

confinés dans

la posture

et les tics

qu'on leur cultive

dès le début des études

dès le début de l'art des morts

 

pas de danger

qu'avec les jeunes déboussolés d'Arras

que ça arrive

eux ils n'ont pas tout à perdre

ils sont déjà perdus

et n'ont plus qu'à apprendre

qu'ils ont tout à perdre

et ça c'est pas une mince affaire

savoir qu'on a tout à perdre

alors qu'on est déjà perdu

perdu pour soi-même

mais pas assez bien

bien perdu pas assez bien

en dehors des tics et des trucs

et postures

car trop perdu dedans

tout ce que la société du travail

de la communication

de la consommation

toute la société qui rend triste

et leur inculque

qu'il faut se courber

faire des courbettes à la vacuité

 

rien d'autre leur a été donné que la désolation d'être

dans une société qui peut tout leur offrir

mais leur confisque surtout l'envie d'être

un humain

un être humain en conscience

un être cultivé

instruit

imaginatif

et joyeux

libér

 

un jeune libre

de lui-même

 

il n'a rien de tout ça le jeune humain d'Arras

juste une goutte d'eau

dans un océan de bêtise

il a eu

pour se rincer l'oeil

sur la vie qui lui est due

et pas se regarder

dans le miroir déformé de la société

qui le renvoie à sa nullité

et sur les bancs de l'échec assuré

 

son échec c'est le nôtre

c'est le mien

c'est mon échec dont il est question dans ce travail

l'échec et la chance

de pouvoir faire quelque chose

par le biais de leur vie

mais l'échec tout de même

par le constat que ce biais là

n'ait pas assez pris la tangente

pas encore assez

pas encore assez de soulèvement

et qui sait si ça soulèvera un jour

 

un jour

chez l'un ou l'une

qui sait

s'il y aura une chance

un jour

de soulèvement

suite à notre échec ?

pour un complotement total et permanent

Ce sont les combinaisons qui complotent, ce sont les faits mille fois recoupés, les faits sans cesse élagués pour mieux les simplifier, la machination des désirs qui n’arrête pas de retraficoter le réel et que celui-ci, enfin dépouillé de ses ombres finisse par monter en épingle, ce sont les mouvements électriques et numériques des pensées les plus plates avec les voix automatisées dans les perpétuels micros, les images toujours montées et démontées vitesses grand v, comme des armes à feu, ce sont tous ces flux sectionnés et racornis remis bout à bout et que ces manipulations, ces compositions machiniques habituels, finissent par faire exploser le cadre, que la mayonnaise monte et que l’actuel tourne au vinaigre, ce sont toutes ces opérations de bidouillages incessants sur la réalité pour la rendre la moins plurielle possible et la faire ainsi glisser dans des goulots de plus en plus étroits, ce sont tous les aboiements mortifères en écho sur des grosses chaînes câblées, des moteurs sans chercheurs avec diverses routines écrites avec les pieds pour que passe en boucle un réel tronqué, ce sont toutes ces pelleteuses d’émotions, les broyeuses d’idées noires,  ce sont les expertises robotisées sur des signes insignifiants, le retraitement de l’oubli et la systématisation des vérités,  la science et l’histoire qu’on fait tourner en eau de boudin et les avis éclairés stagner dans des sempiternels bassins de décantation, tout ça constamment repassé dans ces vieux tuyaux où coule avec régularité un même bruit, c’est toujours les tableaux infinis de permanences, les trois/huit dans la simplification du vivant qui finit par créer la peur extime de chacun, qui n’est d’ailleurs plus un chacun, mais un être évidé, un individu dévalué dans ses mots, dépossédé de ses errements, ses flottements, ses silences ou ses embryons de pensées, c’est tout ce sinistre sérieux passé au crible, mais un crible bon marché, c’est tous ces mouchoirs sales où s’abandonnent les pseudos analyses et s’alimente l’indignation, ce sont tous ces générateurs de bonne conscience couplés à des  pools de recherche sans brouillon formatés en usine, ces fédérations de machines à écrire sans dactylos puis de compilateurs de données où ça torche un même journal à tous les quotidiens, c’est tout ce monde systémique puissamment armé de développeurs incultes, ce sont toutes ces parades qui se défilent, ces défilés dans la dérobade, les manœuvres laborieuses de tous les bruits de couloirs, grincements de portes  et chuintements d’ascenseurs, la conspiration de divers appareils, machines à café et à jacter, imprimantes et crachoirs, outils à spéculer et potins en streaming, tous ces spams traduits en discours, cette chaîne de montage de bourrichons, ces fuitages décervellés et bombing de sermonts, toute cette soupe virtuelle et les protocoles d’inaction qui font que ça monte en flute, ça cogne l’opercule et que ça s’excite dans des tubes, puis qu’une mousse fleurisse enfin sur les bords d’une grosse cocotte minute, que  ça flippe et ça crie, que ça file et se tend, qu’on entende ainsi des balles siffler, des pneus crisser, que ça explose et meurt et fasse un trou, un petit trou qu’on rebouche un peu vite avec ce même gratin marronnasse, cette colle granuleuse, mais que les trous s’ouvrent encore et que les bords s’abouchent, que tous les trous finissent par se toucher, qu’il n’y ait plus que ça à enduire, ces bords de trou qui sont un peu nous, que ça soit nous malgré tout et que ça nous déborde encore, mais qu’on ne soit plus que ce débord là d’un trou, celui d’où qu’on boute en touche.

 

l'humain conspire l'ennui

et l'ennui ne fait pas toujours transpirer

 

l'humain est le pire de lui

ou presque

il est lui dans sa version 

débordée

c'est à cet endroit là que ça fuit

dans ses extensions

qui viennent lui capter ce vide

mais lui capte rien, il capte

pas que c'est là

où il prit la tengeante que ça cause

et débite et complote

 

après : soit on capitule, soit

on récapitule.