Charles Pennequin et Armée Noire

Blog Armée Noire

 

 

le cardiologue

30/10/2014 - 10:25

le retour à la nuit est constant

il n'y a pas un jour sans un retour à la nuit

tous les jours nous promettent le retour à la nuit

c'est-à-dire que tous les jours nous tombons dans l'oubli

tous les jours je m'oublie

chaque moment est un moment pour tenter le redressement

de où je me suis couché

couché dans l'oubli de la nuit

où je me suis ratatiné de moi-même

de mon propre vœu, mon propre aveu

tous les aveux sont des générateurs d'oublis

et de bonne nuit les petits, dit-il,

en parcourant la foule

des abonnés absents qui le composent.

 

Scène 1 : Un homme se dirige vers le métro, il a rendez-vous avec son cardiologue. Il prend le métro puis il sort et rentre dans la clinique. Filmer les événements de la ville (Le ramassage des poubelles, la police municipale qui verbalise, les femmes distinguées dans les rues avec leur sac Louis-Vuitton).

Scène 2 : A la clinique.

L’homme arrive au 1er étage, s’adresse au secrétariat.

-         Bonjour, j’ai rendez-vous avec le docteur Niole.

-         Oui, vous pouvez vous assoir. C’est pour le test à l’effort c’est ça ?

-         Oui, vous auriez un café ? (en effet, il cherchait partout en arrivant un distributeur)

-         Il n’y a pas de distributeur, mais on en a du chaud. Comme vous venez pour un test seulement je peux vous en offrir une tasse.

Elle va chercher le café, lui amène.

-         Un sucre ?

-         Oui, merci.

Il va s’asseoir avec les autres patients dans la salle d’attente.

Dès qu’il a fini son café, on vient le chercher.

-         Monsieur Peunécoin ?

-         Oui !

-         Monsieur Niole vous attend  pour le test à l’effort.

Il suit l’infirmière qui lui demande de se déshabiller torse nu, d’enlever ses chaussures, de garder ses chaussettes. Il est dans une cabine de douche. Il rentre torse nu.

Le docteur Niole est là, ne fait pas attention à lui, il parle de la Bretagne, temps pourri : « Ici on dit qu’i fait un temps pourri mais c’est rien comparé à la Bretagne ! »

-         Ah ! Bonjour Monsieur Peunécoin (il l’a enfin vu).

L’infirmière lui prend sa tension, puis lui rase les poils du torse pour lui brancher les ventouses. Elle branche l’appareil.

-         Bon, monsieur Peunécoin vous allez monter sur cet appareil là, voilà sur le tapis.

Le cardiologue :

-         Alors vous voyez, on appelle ça un teste à l’effort, mais en fait on devrait dire une épreuve de marche, ou quelque chose dans le genre (il mange un peu ses fins de phrases), car ça fait tout de suite forte impression… test à l’effort ! Mais voyez, c’st juste une marche progressive et puis l’tour est joué ! Vous faites combien la tension. Il fait combien monsieur Peunécoin ?

L’infirmière :

-         14.10

Le cardiologue :

-         Ah ! L’autre fois 15.8 et là 14.10. Vous avez toujours une tension forte hein… Voyez c’qui importe c’est le second chiffre, 10 c’est limite. Bon vous voilà installé, alors vous allez regarder droit devant vous. Vous voyez les dromadaires là ? Bon, vous fixez les dromadaires.

L’infirmière :

-         Mettez bien vos mains, regardez pas vos pieds, les dromadaires !

Le cardiologue :

-         Alors Je vais mettre en marche le tapis là.

Le tapis se met en marche. Peunécoin marche, regarde les dromadaires.

Le cardiologue :

-         Alors vous voyez, c’est une marche pépère hein, c’est vraiment la promenade, une promenade de santé voyez, et ça dure trois minutes et après on change de rythme.

-         C’est le docteur Sonjou qui vous envoie c’est ça ?

-         Oué.

-         Prenez-lui sa tension là.

L’infirmière prend la tension.

-         Bon là j’accélère hein.

-         On va dire une marche normale, rapide, mais normale pour un citadin comme vous.

-         Vous faites quoi déjà ? C’est les vacances pour vous c’est ça ?

-         Oui, enfin, je suis écrivain mais là j’étais en Bretagne.

-         Ah oui, ça dépayse ! C’est bon pour l’inspiration ! Allez-y respirez bien, visez les dromadaires… Et dans quel coin de la Bretagne ?

-         Finistère sud, Pointe du Raz.

-         Ah oui ! Pointe du Raz ! C’est où ça déjà ? Ah c’est la côté-là, c’est très beau ! Tout en rose, le granit !

-         Non non, plus bas, Douanenez… Quimper…

-         Alors là j’accélère monsieur Peunécoin. Marche en côte ! Mais ça va là ? trois minutes en côte, un bon pas rapide. Ça va ?

-         Oui.

-         Vous avez pris l’soleil là-bas.

-         Ah ben, moi, j’suis allergique au soleil savez.

L’infirmière (qui reprend sa tension) :

-         Regardez pas par terre !

Le Cardiologue :

-         Les dromadaires ! Les dromadaires ! Pas oublier hein ! Combien la tension ?

-         18.8

-         Bon, continuez là, on va passer à une marche plus rapide, voyez ça va là, rien de très impressionnant monsieur Peunécoin. Faut surtout pas regarder par terre car vous auriez l’tournis. Et puis ça décalerai la marche et ça n’irait plus !

-         Les dromadaires !

-         Y a des gens i s’arrêtent à ce niveau-là, une grand-mère elle ferait pas ça. Voyez la différence entre un champion de course et une grand-mère, c’est l’jour et la nuit hein ! Et vous avez arrêté de fumer ?

-         Non.

-         Faudra y songer ! Et moins de sel dans l’alimentation et tous les jours des légumes, je vous apprends rien ! Vous avez des antécédents de maladies cardiaques dans la famille ?

-         Euh ma mère euh… La tension…

-         Ah ! Voyez ! Faire attention ! Après dans dix ans c’est l’hypertension, on vous donnera une pillule à prendre tous les jours si ça continue !

-         Mon père aussi.

-         Ah oui ? Qu’est-ce qu’il a l’père ? Attention monsieur Peunécoin, là faut courir on change de rythme.

-         Arthrites je crois. Il est mort à cause… de ça (essoufflé).

-         Ah l’artérite attention ! Ceux qui croient que c’est rien ! Savez c’est pareil que cardiaque l’artérite, pouvez faire un AVC pareil. C’est une maladie grave, c’est les artères ! Rien à voir avec les veines monsieur Peunécoin !

L’infirmière prend la tention :

-         19.8

-         Bon là on arrête. Bon le cœur ça va bien, essoufflé mais normal hein monsieur Peunécoin, un essoufflement normal. Aucune douleur thoracique, hein ?

-         Non.

-         Bon voilà vous soufflez, vous regardez toujours les dromadaires.

Il note sur son cahier.

-         Bon pas d’arythmie, une performance normale. Un essoufflement normal. Pouvez vous rhabiller.

L’infirmière tend une serviette et décolle les ventouses.

Peunécoin va à la douche. Le docteur dit :

-         Vous m’attendez dans la salle d’attente là. Dites donc ! ils ont un sécré lot d’serviettes là ! j’en prendrai bien pour chez moi !

 

Est-ce que j’ai une dette ? une dette vis-à-vis de l’univers ? un contrat sur ma tête ? est-ce que l’homme a un contrat à remplir ? Il doit finir telle œuvre. Pourquoi ne pas mourir d’un coup sans remplir ses obligations ? Seulement, on remplit les obligations quelles qu’elles soient, coûte que coûte, jusqu’au dernier souffle.

Scène 3 : Le lendemain, monsieur Peunécoin rencontre un metteur en scène de théâtre sur le Mans qui lui parle de Deleuze toute une matinée, Deleuze et Spinoza et les différents degrés de connaissance, puis il fait le lien avec un autre philosophe a qui on a greffé un cœur de jeune fille. « Jusqu’où je m’arrête ? » … « Jusqu’où ça s’arrête moi ? » … « Jusqu’à quel point je peux m’arrêter ? » … « Où c’est ti qu’il est mon centre et où c’est ti que ça s’arrête ? » … « A quel bouton de manchette ça s’éteint le moi ? » … « Dans quelle mesure et jusqu’à quel mot on peut dire que c’est encore moi qui cause ? »… Peunécoin lui parle de son test à l’effort et le metteur en scène se fout de lui et de son régime slim-fast-carotte. 

aux signataires qui réclament la grève de poètes:

30/10/2014 - 00:18

aux signataires qui réclament la grève de poètes:

Je me sens personnellement agressé par votre texte. On n'a pas à me dire ce que je dois faire, on n'a aucune éthique à m'instruire, aucun ordre qu'il soit morale ou autre venant d'une corporation à laquelle j'appartiendrai, je sais ce que je dois faire et je ne signe rien en tout état de cause.

Je sais réfléchir par moi-même, mon travail c'est la lutte, écrire et donner du poing, rendre des coups, il n'y a pas à faire grève, bien au contraire, et de toute façon ceux qui disent faire grève le faisaient déjà à l'intérieur de leur écrit, dans leur pensée même, faisait le beau en écrivant de petite choses bien instruites de références, mais c'est creux, c'était déjà la grève totale de l'écriture, donc c'est très facile de dire de faire la grève après ça.

Pas de grève !

pas de faux groupes avec des faux amis qui viennent là pour des raisons très différentes, certains étant déjà allé bien des fois à toutes les fondations (je sais ils ont prévus toutes les critiques dans leur texte les malins), l'écrit c'est déjà une lutte avec soi, en soi, quelque chose qui n'a rien à voir avec l'auteur qui signe, le droit de mon Hauteur.

Ecrivain ça veut rien dire, artiste ça veut rien dire.

Sous-merde!

Sous-merde c'est déjà beaucoup mieux.

Et la sous-merde n'a rien entendu de ce discours moraliste qui cause dans les bons endroits et les bons tuyaux, ça lui passe bien bien au-dessus de sa condition d'entravé et de sa parole calamiteuse... On n'a pas à me dire ce que je dois être, ni devenir, quelle est mon existence et si je suis dans les bons clous (dorés pour certains de la liste) de la pensée, si mon acte est juste ou non, ça c'est à voir avec l'éditeur, le lecteur, le public qui me reçoit, les gens que je croise: c'est avec eux que j'ai une discussion possible qui me remettra ou non en question, pas ce genre de texte commun, certainement pas ! je n'écris pas en commun, même si l'écrit-pute me tient, je ne signerai jamais rien de commun !

signé : Charles Pennequin.

je tuerai ta tête

23/10/2014 - 12:15

je ne sais pas si je vais me tuer je ne sais pas si je vais encore vouloir en savoir avec moi, avec ma tête je ne sais pas si c'est moi ou si c'est la tête qui veut que je me tue, si je tue le moi de la tête ou le moi de moi  je ne sais pas si je vais me faire voir en moi quand je me tuerai dans la tête quand j'aurais la bouche quand la bouche dira tout le tué de moi que j'avais dans la tête

nous marchons comme des morts, nous avons la tête basse, nous descendons à la pendaison dans la société, nous somme les familles de morts en action, nous nous dévorons sans savoir, je veux dire nous influons de la mort dans nos têtes, la mort nous permet de penser, notre action pue, notre détermination est puante aussi, honte à la vie, honte à ce néant qui tourne, il tourne autour de nous, il nous faut crever continuellement par nos actions.

je ne sais pas si je vais encore me regarder

je ne sais pas si je vais apprendre à plus me voir

le jour où j'apprends à plus me voir je saurais me regarder

je regarderais le trou où je me suis parlé la dernière fois

la dernière fois où je me suis vu

j'ai essayé d'ignorer ma tête quelques instants

j'ai essayé de m'oublier en tête

quelques temps avant de me revoir

de me revoir en mots

sortis tout droits du trou d'où j'aurais disparu

disparu de ma vue

comme un cloporte

un petit trou en moi pour creuser l'être. pour mettre en terre le cerveau. pour le brancher au mort qui parle dans mon crâne. il y a toujours un mort qui parle dans notre crâne. le mort nous sort. il sort de l'intérieur du trou. pour nous vômir de lui. on est vomit de nous avec le mort. c'est le mort qui veut nous vider de nous. parce qu'on est de trop. on est toujours en trop quand on habite chez l'autre. il nous faudrait un chez soi plus commode. plus petit. avec un tout petit trou. pour mettre le tout petit cerveau. on le tiendrait au bord. on serait en bouche. on serait à nous. au bord de lui. et toujours prêt à sortir.

j'ai comme un trou en moi. un gros trou de mort. et c'est tout moi. d'être mort. ou d'être en le trou d'un mort. le mort qui sort. il sort tout seul. il va dehors. le mort sorti seul est dehors. et le gros trou de lui est dedans. le gros trou de mort c'est moi.

je plante un gros clou dans mon crâne. j'ai décidé. j'ai voulu faire un trou avec le marteau. je cogne. ça rentre. ça veut rentrer dans le crâne. le clou me perce. la tête peut regarder dehors. elle peut respirer de l'air. je peux enfin vivre avec un trou en tête.

planter des gros clous dans mon crâne de mort. dans le petit mort en moi. la petite tête. je voudrais faire des trous comme le gruyère dans le cerveau petit mort. comme ça il peut se voir en trou. il peut penser ses petits trous de mort en lui. il peut devenir les petits trous. il peut se voir en mort mais comme le gruyère. je peux faire des trous avec la perceuse aussi. sur tout mon corps le petit mort. les petits trous de lui-même pour respirer. pour voir le mort par tous les bouts. pour se revoir en trous. en trous bien morts. et faire des trous dedans comme dans la pâte. creuser dedans comme dans du pain. pour que ça lève. mais le mort ne se lève pas. la pâte est cuite. le pain est plein. il faut creuser vers le dedans. pour enlever la mie. avec un bon gros bout de gruyère sur la table. et puis les petits trous de nous en dedans. les petits trous qui continuent toujours en moi de creuser.

un jour je tuerai ta tête. un jour je tuerai. je serai tué. le jour où je te tue. je tue ta tête. un jour. une journée pleine et entière consacrée au tuage de ta tête. un jour je tue la tête qui t’a faite. la tête faite toi. je me la fais. je me payerai ta tête le jour. celui où je me suis mis dans l’idée de le faire. de faire la tête à toi. je te tuerai en tête. en tête le toi. je le mettrai dedans. je le mets dans ma tête. ma tête de mort de tête. je tuerai la mort de toi en moi. en ma tête. ou je la ferai vivre. je ferai vivre l’envie de te voir mort. tu es déjà mort en moi. tu es le mort de moi. mon propre moi. mon mort. ma tête. tu me tues. tu es ma mort pleine et entière en une journée. une journée à vivre le moment de toi dans ma tête de mort. c’est le jour plein. c’est plein de la tuerie de tête aujourd’hui. de la tuerie bien pleine. comme une bonne tête. une boule bien pleine. ou comme un œuf. le cerveau mort est comme un œuf cuit dur. on tape dedans. comme dans le dur de l’être. on voit le blanc. on voit sortir le cuit. tout le cuit dur de nous. ça sort en plein. ça sort au jour. le plein de tête dans du plein air. ça sort de nous. tout le vivant ressort de par le haut. le plein de vie. il sort toujours tué.

 

L'ORIGINE DU MAL...

filmé dans les toilettes handicapés du générateur gentilly...

Horloge Solaire

16/10/2014 - 12:48

si près le vide Tic Tac les montagnes gravies dans silence s'écroulent là haut à peine un peu d'air frais à respirer à toute allure les rayons brûlent les peaux les eaux où je plonge sont déluge Tic avant que plastique nos cerveaux ne fondent en un seul magma Tic Tac les corps se glissent et tentent de combler les failles de l'esprit Tac le lent tissage invisible se défait Tac Tic si loin sans me toucher tu cristallises et je te vois en transparence de l'autre côté du trou de ver

la fiancée

Dans
16/10/2014 - 11:59

Durant cette nuit j’ai repensé encore à la fiancée. A celle que je veux toujours embrasser. Et l’autre jour on était pourtant bien parti pour ça. On a quitté tout le monde pour aller se fourrer au lit, mais elle n'a même pas voulu que je l'embrasse. Je m'en faisais une joie depuis une bonne semaine. Avant, elle me tenait avec son autre histoire d'amour. J'ai déjà un truc sur le feu, qu’elle me disait. Mais ça s'est vite évaporé. Elle y croyait pourtant à fond. Elle voulait donc pas faire de doublons. Créer un nouveau poste. Je peux pas cumuler les emplois, qu’elle me disait. Il y a des lois là-dessus, surtout si c’est des emplois fictifs, ça rigole plus. Elle pouvait pas faire mine d’en embrasser un, puis faire mine d’en embrasser un autre. Ça se fait pas dans nos sociétés. C'est pas moral. La fidélité on y croit. On est pas descendu là pour faire n'importe quoi avec nos lubies. Et aujourd'hui elle veut pas ici non plus baiser. Elle dit que c'est encore trop frais. Trop de vieux baisers la couvre, dit-elle. Trop d'embrassades anciennes nuisent au baiser. Pourtant moi je voulais bien de sa bouche. Du coup, j'ai pensé à une autre femme, mais elle voulait pas non plus. Personne veut plus à l'heure qu'il est. Plus personne sur le pont. On a tous décarré du cul. C'est l’ami ronron qui a cette charmante formule. Il pense que le sexe c'est plus dans le vent, faut inventer autre chose. Faut s'inventer d'autres manières que celles-ci. Celles-ci elles sont bonnes pour les dinosaures. Les vieux crapauds au bord du congélo. Les écrivains en gros. Les écrivains, il leur faut d'autres plans que la baise. Il leur faut du politique. Il faut que ça cause de terme bien définis. Il faut creuser la science avec d'autres verbes. Et pas le verbe enculer s’il vous plait. Le verbe enculer les mouches à la rigueur. Ça on peut encore. On peut toujours enculer les mouches en écriture. Ça sera toujours ça de fait. Ça sera toujours ça de pris, comme dit ronron. Toujours ça que les autres auront pas. Comment je défends mon bout de gras. Je couche, mais je baise pas. Je pense, mais je mouille jamais. Faut jamais que ça mouille dans la vie, c'est-à-dire dans l'écrit. Car l'écrit c'est la vie. Ça se tutoie. Ça se refile les bons plans. Les tuyaux. Ça file droit. Ça file tout droit dans la pensée, juste à côté du monde. Juste à côté de ses pompes. Ça fait filer et surfiler. Tout près du bruit. En parallèle à la petite musique du vivant. Le vivant post-génomique, comme dit Atlan. Le vivant post-atomisé. Le vivant post coups-de-triques. Le tricard quoi. Plus de plans sur la comète avec la bite ! Finis les baisodromes ! Et pourquoi à votre avis on ouvrira ici jamais un bordel ? Comment démolir tout votre bordel ? Et se faire construire un abris anti-baise. Offrez-vous un ravalement pour la postérité. Faites-vous poser un cathéter en acier. Une chaudière ou un carillon tubulaire à la naissance. Bétonnez-vous l'angoisse. Laissez-vous faire. Vous n'allez plus jouir. Vous allez douiller. Vous douillerez pour l'éternité, avec ce bazar qu'on sur-n'homme l'humanité.

IMG_20130207_223109.jpg

son décolleté

14/10/2014 - 17:26

son décolleté et ses faux seins ont créé la polémique le guignol ministre bande pour une actrice minable refaite il lui a offert un cadeau un peu gênant une pneumonie allemande et une bouteille cuvée contribuable exclusif sa soeur serait une star pédophile des années 80 il a exhibé sa collection de chaussures de luxe devant la presse servile les crétins de wall street ces voleurs finissent la semaine de bonne humeur car il y a eu des blessés dans des heurts avec la police chez les salafistes barbus du bled loin où c'est tout sec mais où au dessous y'a des minerais à piller et d'autres veines à saigner pas un jour ne passe sans qu'ils nous montrent combien ils s'aiment les 100.000 foyers privés d'électricité chez les larbins beaufs de province leurs petits lotissements atomisés vie de merde les 25 ensembles des plus funny et sexys pour les nés sans doigts qui en profitent pour nous dévoiler leur hallucinant salaire pour une heure en boîte de nuit topless retrouvez les actualités ce sont les sports et les finances et les produits pour elles et pour lui les actualités aussi on va lui faire bouffer ces moustaches de hipster et son slim profitez-en découvrez comment cette ex-star dépressive toute refaite bouche en canard qui a isolé sa demi-soeur estropiée et l'a défigurée en chemise rose et mini-jupe pendant le photo-call 10 trucs make-up à lui piquer pour ressembler à cette triste poufiasse cliquez ici pour voir les autres photos des morts découvrez les cours de la bourse des matières premières et où ça crève le mieux et le plus vite découvrez comment elle a dit adieu à sa petite robe noir et argent et comment on en a rien à foutre d'elle qui a un nouveau boyfriend de vingt ans son aîné qui la trompe avec sa voisine grand-mère paralytique découvrez les photos de leur chambre design qui pue la haute-bourgeoise pornographique et la chambre tout en cuir et en diamant de leur enfant euthanasié parce qu'il en avait déjà trop vu sur sa tablette numérique quant à la première dame elle était sublimement à l'aise dans son sac poubelle la tête coupée on craque pour sa collection de bijoux friandise à base de restes humains offre spéciale lancement vente privée connectez vous vite et identifiez vous pour tout savoir avant tout le monde bonne nuit à toutes et à tous.

Syndiquer le contenu